2CB81181-AD06-45A9-9B8F-2A81F16A44E0

Des DNA:

........ »

Une quarantaine de laboratoires en Alsace

Lancé en 2016, le nombre de laboratoires dentaires ayant adhéré à cette initiative a, en deux ans, peu évolué. Et on peut se demander pourquoi ? « Les 43 prothésistes dentaires alsaciens participant au réseau Agate ont une réelle conviction, explique Bernard Jaseron, président des prothésistes dentaires pour Agate. Pour eux, c’est un outil de travail qui s’intègre dans le processus. Pour le reste, on peut l’expliquer par la législation qui, jusqu’à présent, était peu contraignante. Ainsi, le dentiste n’était pas obligé, une fois les travaux dentaires terminés, de donner au patient un “certificat de conformité “indiquant l’origine des prothèses, sauf si ce dernier le demandait. Aujourd’hui, depuis l’arrêté du 30 mai 2018*, tout a changé. La remise de ce certificat est obligatoire. Ceci mis à part, par rapport au potentiel de prothésistes présents en Alsace (NDLR : lire encadré), le nombre d’inscrits dans le réseau reste important. » La publication de l’arrêté du 30 mai devrait, fort logiquement, donner un “coup d’accélérateur” au réseau, à condition, bien entendu, que les chirurgiens dentistes respectent cette obligation. Il faut rappeler que depuis 2014, lors de l’établissement du devis, ils avaient déjà une obligation, peu respectée, d’indiquer au patient l’origine, par exemple des implants (France, Union ou hors Union européenne) ! Selon Bernard Jaseron, « Lors d’une enquête menée par la DGCCRF (NDLR : Direction de la répression des fraudes), à peine un quart des chirurgiens dentistes respectent la loi ! » Fort de ce constat, il n’est pas certain que la remise du certificat de conformité prenne un chemin différent. En cas de manquement, le patient est donc en droit de le demander et même de l’exiger, l’idéal étant d’ailleurs, d’avoir ce document avant le commencement des travaux dentaires........... »